Développez vos softskills

Créativité, travail d’équipe, organisation, prise de décisions : ces qualités très recherchées semblent être innées, mais que sont-elles vraiment ? Ces différentes qualités sont des softskills, des compétences comportementales également appelées compétences transversales par les entreprises car elles ne dépendent pas d’un poste ou d’un domaine, elles suivent l’individu tout au long de sa carrière au travers des évolutions du marché du travail.

Pourquoi les softskills sont essentielles ?

Les softskills sont des compétences profondément liées à l’être humain, comme la communication, la gestion des émotions, la prise de décision, mais également l’adaptabilité ou encore la résolution de problème complexes. Ces compétences permettent de faire face à des situations aussi bien professionnelles que personnelles.

Le développement de la digitalisation a permis l’automatisation des tâches répétitives et non-créatives par des systèmes technologiques. Les tâches restantes sont celles qui ne peuvent être exécutée que grâce aux softskills, ce qui permet de se recentrer sur l’Humain. Le progrès technologique a également engendré une accélération du temps, le marché du travail est devenu plus flexible et change plus fréquemment, plus rapidement, ce qui nécessite une capacité d’apprentissage rapide, souple et efficace afin de pouvoir facilement changer de poste ou de domaine. Le marché du travail est donc amené à muter de manière fréquente, ainsi 85% des métiers de 2030 sont inconnu, les parcours professionnels à venir seront donc beaucoup moins linéaires et d’avantage diversifié, demandant à l’individu d’être plus agile et autonome. La société actuelle voit émergé des problèmes environnementaux et sociaux de plus en plus complexes, qui nous forcent à repenser comment et pourquoi produire tout en assurant une répartition correcte des ressources et des revenus (en 2017 82% des richesses sont revenus aux 1% les plus riches).

Toutes ces problématiques et ces évolutions de notre société nécessitent l’utilisation de notre esprit critique, de notre sens de l’innovation, du leadership ou encore de notre capacité à communiquer les uns avec les autres en ayant confiance en soi. En conséquence de quoi, les attentes des recruteurs portent sur la résilience et l’adaptabilité, mais aussi plus précisément sur :

  • La créativité
  • La confiance
  • La persuasion
  • L’organisation
  • La collaboration
  • L’intelligence émotionnelle

Le premier préjugé sur les softskills est qu’elles ne sont accessibles que par certains « élu » ou personnes prédestiné à posséder tel ou tel trait de caractère, or les softskills sont des compétences qui se développent avec la pratique et l’expérience.

Ces softskills sont plus que des compétences humaines cantonnée à la vie privé, elles nous permettent de nous ouvrir au monde et notre relation avec les autres, peu importe le domaine. Souvent opposées aux hardskills, ces deux formes de compétences sont en réalités complémentaires. Les hardskills sont les compétences « métiers », celles qui peuvent être apprises par des machines et qui dépendent d’un domaine ou d’un poste spécifique. Elles sont mises en œuvre au sein de l’entreprise grâce aux softskills. Les softskills permettent également de fournir des outils pour permettre le développement des hardskills.

S’autoévaluer

Les softskills sont généralement regroupés dans trois catégories :

  • L’adaptabilité
  • Les compétences sociales
  • La résolution de problèmes

Pour mieux s’adapter aux changement de notre monde, il est nécessaire de travailler sur notre capacité d’apprentissage, notre organisation ou notre intelligence émotionnelle.

La capacité d’apprentissage ou lifelong learning permet de créer ou de saisir des opportunités d’apprentissage qui vont nous permettre de faire face au changement. Elle fait notamment appel à la concentration, l’apprentissage individuel ou apprendre de l’expérience d’autrui. L’organisation permet d’organiser notre travail ou notre apprentissage et d’assumer ses responsabilités dans un environnement changeant. L’intelligence émotionnelle est notre capacité à identifier et comprendre une émotion, autant chez nous que chez les autres. Pour nous-même cela nous permet de mieux gérer nos émotions comme notre stress ou orienter son esprit vers des pensées plus positives. Pour les autres cela implique changer son attitude en fonction du comportement de l’autre et de faire preuve d’empathie.

Les compétences sociales ou interpersonnelles rendent possible l’interaction et le travail avec les autres, en utilisant notre cerveau neurosocial pour communiquer, collaborer et développer notre sens du service.

Le cerveau humain est dit neurosocial car l’individu a besoin d’un groupe pour se fixer des repères, des standards et ajuste ses relations avec les autres grâce aux softskills. De ce fait nous sommes émotionnellement connectés aux autres notamment grâce au neurones miroirs.

La collaboration est le fait de coïncider les intelligences de plusieurs individus dans un but commun. Elle fait intervenir plusieurs compétences, toutes complémentaires les unes des autres :

  • L’empathie
  • Le travail d’équipe
  • La résolution de conflit
  • L’intelligence collective
  • La réception et le partage de retour constructifs.

Le sens du service permet de prêter une écoute active, attentive et empathique afin de pouvoir répondre précisément à un besoin.

Notre capacité à résoudre des problèmes complexe dépend de notre capacité à prendre de la hauteur sur une situation et sortir du cadre donné, elle fait intervenir l’esprit critique, la créativité et la prise de décision.

Pour mettre en œuvre cela, nous utilisons inconsciemment un système de pensée à deux vitesses, qui sont complémentaires :

  • La pensée lente, analytique
  • La pensée rapide, intuitive

L’esprit critique forge un point de vue sur un sujet de manière claire (problématisation), construite (traitement des données et de l’information) et assumée (analyse objective). La créativité génère des solutions ou des approches différentes, elle sert à imaginer, prendre des initiatives et s’incarne au travers de la curiosité. La prise de décision enclenche une décision consciente dans un minimum de temps. Une première phase d’analyse, de traitement et d’anticipation permet d’envisager la décision à prendre, avant de l’appliquer de manière responsable, en respectant ses valeurs personnelles et les valeurs du groupe.

Créer un plan d’action

La création d’un plan d’action personnalisé pour les softskills se déroule en sept étapes :

  1. La formulation de son objectif, en identifiant l’envie, le projet, le besoin, en choisissant les softskills liées et en formulant un objectif SMART (Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste, Temporellement définit) avec ces softskills.
  2. La vérification de la sincérité de l’objectif, est-il motivant ?
  3. La visualisation de sa montée en compétence, grâce au mind mapping dans un environnement adapté ?
  4. L’indentification des leviers et des freins, éviter les pensées parasites et les contrées avec des pensées parades positives.
  5. La cultivation de pensée positives, permettant de mettre en application les pensées parades.
  6. Agir méthodiquement, en avançant par petit pas, de manière continue et si possible quotidienne, en s’inspirant de quelqu’un qui a déjà réussi.
  7. L’utilisation du buddy system, avoir une personne de confiance qui nous suis dans nos progrès.

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